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Projet d’excavation d’une ville romaine au désert
la Rumeur libre éditions, Collection Plupart du temps Décembre 2013
ISBN 978-2-35577-047-0
123p. ; 20 x 15 cm, 18EUR

Disponible

Présentation

Je lis dans Ovide : «Quantum mortalia pectora caecae Noctis habent !» (Que d’aveugle nuit contiennent les poitrines mortelles !) Est-ce semblable à ce que nous lisons chez Juan Ramon Jimenez : «je me suis réveillé deux fois, triste et triste…» ? Ou à ce que j’ai lu aussi chez Marina Tsvietaieva, déjà citée dans ce livre : «il y a quelque chose que je n’ai pas su faire : vivre» ? Ceci est un livre, à l’évidence, élégiaque. Sur le temps, son passage et ses beautés. Et comme toute élégie – avec aussi son équivalence archéologique – c’est par là même un livre au vitalisme et à la sensualité énormes, parce que la fugacité exalte le plaisir. Des références culturelles ? Elles m’ont toujours paru être partie intégrante et sommet de la vie : elles la couronnent, la soulignent, la multiplient… La ville romaine qui découvre ses splendeurs cachées est toujours notre propre vie. Toutes les vies. Le simoun a toujours soufflé sur elles. Élégie et sensualité : la vie, le temps.

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Annie Salager (fiche complète)