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Oscar Wilde : contes et nouvelles, poésie, théâtre, mélanges : l’intégrale illustrée
Archipoche, Collection La bibliothèque des classiques Octobre 2021
ISBN 978-2-37735-841-0
838p. ; 25 x 18 cm, 35EUR

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Présentation

« Le public est merveilleusement tolérant : il pardonne tout, sauf La le génie », disait Oscar Wilde. Né à Dublin en 1854, fils d’une célèbre poétesse et du chirurgien de la reine Victoria, le jeune dandy aux cheveux longs éblouit par sa conversation et son extravagance. Il est déjà célèbre pour ses mots d’esprit lorsque paraît, en 1881, son premier recueil de vers. Auteur prodige, il écrit des contes pour ses enfants (Le Fantôme de Canterville, Le Crime de lord Arthur Savile), embrasse la cause féministe, déploie ses talents de pamphlétaire et son art du paradoxe.

En 1891, son unique roman, Le Portrait de Dorian Gray, scandalise l’Angleterre. Mais le public s’arrache cette sulfureuse apologie de la beauté. La gentry lève un sourcil et s’incline devant le talent. Le prince de l’aphorisme devient ensuite dramaturge. La première de L’Éventail de lady Windermere est un triomphe. L’année suivante, il écrit en français Salomé pour Sarah Bernhardt, qui l’a subjugué ; la pièce est aussitôt interdite par la censure.

Devenu riche, Wilde mène grand train et s’éprend d’un jeune homme, lord Alfred Douglas. Au mépris de l’étiquette, ils s’affichent dans les lieux publics les plus en vue de Londres. S’estimant diffamé par le père de son amant, il se croit assez fort pour porter plainte. L’affaire ruinera sa vie et sa carrière : en pleine gloire, il est condamné aux travaux forcés pour outrage aux bonnes moeurs. Ses enfants ne le reverront jamais et c’est au bagne qu’il rédige la Ballade de la geôle de Reading. C’est un homme brisé qui s’éteint, en 1900, dans un médiocre hôtel parisien. De profundis, sa lettre-confession, sera publiée en 1905.

Oscar Wilde s’est fait le chantre d’un art sans entraves et de la souveraine liberté de l’écrivain. Ses oeuvres complètes, ici rassemblées, en témoignent à chaque page.

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