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L’odeur de l’altitude
Fayard Août 1999
ISBN 9782213604404
299 p. ; 24 x 16 cm, 18.9 €

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Résumé

Porté par la collision entre l’Inde et le Tibet, l’Himalaya ne cesse de s’élever, nous apprend la tectonique des plaques. Il en va ainsi du Sertog, sommet imaginaire qui est l’un des héros de ce roman : montagne sacrée au XVIIe siècle, estimé plus haut que l’Everest en 1913, il demeure, vers 1980, le plus haut sommet inviolé du monde – donc le plus précieux pour les alpinistes. Là où le sous-continent indien vient percuter l’Asie, trois plaques narratives s’entrechoquent, trois époques, trois styles. Au XVIIe siècle, deux jésuites venus évangéliser le Tibet ; en 1913, une expédition internationale aux prises avec les dangers de la haute altitude, et qui se termine en catastrophe ; enfin un super-alpiniste solitaire contemporain, qui doit, pour gravir la montagne, non seulement lire le relief mais également les traces contradictoires de ses prédécesseurs. L’histoire bute sur une aporie, celle du sommet, moment indicible au-delà duquel il n’y a rien, ou tout : la mort, la légende, le mensonge ou les dieux. Du véritable sommet on ne redescend jamais, et les seuls mots adéquats sont ceux de la fiction, c’est-à-dire de l’énigme. Evitant les clichés des livres de montagne, ce roman redonne à celle-ci son relief, sa complexité et aussi ses implications diverses et profondes dans l’histoire humaine, à un moment extraordinaire où l’imaginaire rejoint la réalité – en témoigne la découverte récente du corps de Mallory sur les flancs de l’Everest.

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Sylvain Jouty (fiche complète)