publications
Le nihilisme de Flaubert.  : L’Education sentimentale comme champ d’application
Ed. Kime Août 2001
ISBN 9782841742448
301 p. ; 21 x 15 cm, 27.9 €

Disponible

Résumé

Les images et les reputations s’entrecroisent et il reste de Flaubert cent vingt ans apres sa mort un ecrivain a l’existence bourgeoise qui detesterait les bourgeois, un homme dont l’uvre et surtout la correspondance ne cessent de dire les contradictions, resultats d’une quete d’identite et d’un malaise provoques par la societe. Au fond, Flaubert a peut-etre ete fascine par cela meme qu’il redoutait : le suicide par exemple et toutes sortes de pratiques, de mode de vie originaux, differents mais surtout, en politique notamment, dans le rapport a la societe plus generalement, un certain goUut, plus ou moins implicite, pour le nihilisme. Flaubert nihiliste L’Education sentimentale ne cesse de dire son goUut pour un romantisme du desespoir et du lamento, une sorte de complaisance pour toutes les influences pessimistes, une attirance, si peu souvent teintee de repulsion, pour toutes les formes de l’echec : politique, amoureux, humain. Parce que L’Education sentimentale clame la misanthropie de Flaubert, son rejet de l’espoir et de l’illusion, cette conviction bien enracinee selon laquelle plus rien ne vaut. Pas meme de crier sur tous les toits que la mort est preferable a la vie parce que Flaubert ne le croit pas ! Un Flaubert revenu de tout, voila ce que cherche a demontrer Le nihilisme de Flaubert, alors meme que l’ecrivain a ce moment-la nous apparait plus engage que jamais dans une denonciation generale de l’existence, par-dela la sienne et celle de ses personnages qui ne sont jamais que la representation realiste de sa generation.

En lien avec cette publication

Thierry Poyet (fiche complète)