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L’alphabet des oubliés : livre de rencontre dans les écritures
la Rumeur libre éditions, Collection La bibliothèque Juillet 2017
ISBN 978-2-35577-072-2
413p. ; 20 x 15 cm, 20EUR

Disponible

Présentation

« L’écriture ça sauve les instants. » Il est extraordinaire de constater comment un enfant se saisit de l’écoute dès qu’il perçoit l’issue possible avec quelqu’un. Il entend sa voix et il cueille l’écoute des émotions qui viennent à sa rencontre. Des mots les plus muets à tous les mots parlants qu’il devine. C’est la porte de passage « du petit mot mystérieux en autre ». C’est le fil sonore d’un geste intérieur qui relie les enchantements du monde et les démons de profondeur. Dans cette écriture chacun retrouve un songe qui n’a pas peur des autres. C’est la magie de la création. C’est le frisson et le commencement. C’est le livre de l’inspiration des enfants dans l’écriture où chacun lit au livre intérieur de lui-même. Loin des doctrines et des théories c’est une égalité spirituelle où chacun est une source. Une poésie des jours et des gens ordinaires. Une écriture qui parle à tout le monde. Une voix sauve qui raconte de la solitude d’un seul à celle de tous. « Ne vous laissez pas voler vos expériences. » Tu m’as déçue car tu t’es servi de l’image floue que possèdent mes yeux quand les larmes coulent. (Classe de sixième.) Quand la pluie tombe, l’ami pleure, et quand l’ami pleure, c’est lui qui fait tomber la pluie. (Classe de CMI-CM2.) La joie ce n’est pas quelque chose qui arrive c’est la monotonie de la vie qui s’en va, comme un fleuve coule les navires, comme un arbre pillé de toutes ses feuilles, alors pour un instant la bonté nous envahit. (Classe de sixième.) J’avais un ange gardien mais il est incompétent. (Classe ITEP.) J’ai passé la porte des mots et les époques anciennes ne sont plus rien. (Classe de CMI.) « Je m’intéresse à la lecture et à l’écriture, tout autant qu’au travail avec les autres, depuis le jour où j’ai réellement compris et ressenti que les voix des autres qui parlaient en nous nous donnaient vraiment quelque chose de mobile et recréateur. Toutes mes phrases sont orientées par ces cartes géographiques et ce climat d’un dialogue entre le silence et les voix du monde. En ce sens dans mon écriture je n’ai jamais fait de différence trop grande entre la poésie, la pensée et le récit, et je m’en suis remis à l’intonation de la voix. Car si la voix est une nudité c’est seulement après qu’elle est écoutée et entendue que l’humain arrache une part de son secret aux ténèbres et s’oriente vers l’essence de la sincérité, qu’il arrache le verbe au coeur de l’innommé et en rapatrie l’essence commune et nomade sur la terre des hommes, des rêves et des langues. »

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Patrick Laupin (fiche complète)