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Duo (lorsqu’un oiseau se pose sur une toile blanche) : entretiens post-mortem avec Merce Cunningham et Pina Bausch
l'Entretemps, Collection Lignes de corps Septembre 2014
ISBN 978-2-35539-189-7
62p. ; 21 x 15 cm, 14EUR

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Présentation

Duo (lorsqu’un oiseau se pose sur une toile blanche) Dans L’Irréversibilité et la Nostalgie, Vladimir Jankélévitch écrit : « Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été. Désormais, le fait mystérieux et profondément obscur d’avoir vécu est son viatique pour l’éternité ». Oui, ils ont été. Dans Duo, j’ai choisi de faire « revivre » le temps d’un entretien, entre deux eaux, ces deux artistes de la danse, Merce Cunningham et Pina Bausch, décédés tous deux pendant l’été 2009. Certains faits, souvenirs évoqués sont empruntés à leurs biographies, ils appartiennent à la réalité, d’autres, contenus dans leurs paroles, sont pure fiction. Le psychanalyste Daniel Sibony, dans Le Corps et sa danse, au sein d’un paragraphe intitulé « Le saut », écrit : « […] la danse concerne de près la Loi, donc – explique-t-il -, la jouissance, le corps, l’amour, le fantasme, le langage, le silence, la conscience de l’autre, l’espace, le temps, l’image, les liens, l’absence de lien, la scène, l’obscène, le rituel, le théâtral, le vulgaire, le sublime, le terrien, le cosmique, l’ombre et la lumière ». Dans cette phrase, ce qui m’intéresse est la liste. Elle constitue, à mon sens, une définition très juste de ce qui fait la danse. Chaque listé est présent dans les pas dansés, des pas qui, assemblés, forment une oeuvre chorégraphique. J’ai tenté de faire infuser cette liste grâce aux outils qui étaient les miens : les mots. Mots qui, sur ces feuilles blanches, assemblés constituent un dialogue. Il s’agit donc d’une pièce en deux solos – pour trois comédiens – où les mots sont autant de pas pour avancer vers la fin. Julie Rossello.

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